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Etude du Crédoc sur les pratiques funéraires en France : les résultats de 2019

publié le 27-11-2019 | Société

Tout évolue, y compris dans les cimetières.

Les us et coutumes évoluent et le secteur de la mort n’y échappe pas. Selon une étude du Crédoc pour la Chambre syndicale nationale de l’art funéraire (CSNAF) sortie en octobre, 38 % des 18-39 ne se rendent jamais au cimetière. En comparaison, 39 % des plus de 40 ans assurent y aller une à trois fois par an et 20 % quatre à dix fois. Un tiers s’y recueille systématiquement à la Toussaint, contre 14 % du côté de la jeune génération.

Mais esquiver ce pèlerinage ne signifie pas que les jeunes sont moins sensibles à la perte d’un proche. L’étude explique que chez eux, le souvenir d’un défunt se fait beaucoup « en y pensant sans avoir besoin de se recueillir en un endroit précis ». Certains choisissent aussi de rendre hommage à un défunt via les réseaux sociaux, sur une page commémorative ou simplement via un post. Les publications sont par exemple, fleuries sur Twitter en ce vendredi de la Toussaint.

L’étude montre également que les jeunes sont plus nombreux que les plus de 40 ans à envisager une inhumation, alors que la crémation a de plus en plus de succès ces dernières années. Ainsi 37 % préféreraient être enterrés qu’incinérés, contre 31 % chez leurs aînés. La CSNAF précise que ces choix sont pour plus d’un tiers « portés par des convictions religieuses », alors que chez les aînés, ils le sont plutôt par tradition familiale (43 %). Ainsi, parmi les jeunes préférant être inhumés, 86 % sont musulmans et plus de la moitié souhaitent que leur inhumation soit accompagnée d’une cérémonie religieuse.

Les jeunes sont prêts à payer plus cher un cercueil si celui-ci est fabriqué en France (79 %) ou s’il présente des garanties écologiques (72 %). Pour ces deux critères, les plus de 40 ans sont respectivement 69 % et 59 % à bien vouloir casser leur tirelire.

Quant aux 40 % de jeunes préférant la crémation, 56 % sont athées et 22 % le font pour des raisons écologiques, alors que les plus de 40 ans le font plutôt pour ne pas embarrasser leur famille. Par ailleurs, 62 % des jeunes souhaitent également que leurs cendres soient dispersées, contre 55 % chez les plus de 40 ans, qui sont 23 % à préférer l’urne.

A noter que la dispersion des cendres est encadrée par la loi. Il est possible de le faire en forêt, champs ou haute montage, mais pas dans les espaces verts publiques. En mer, la dispersion est autorisée, mais loin des côtes et il faut en informer le maire de la commune de mouillage de départ du bateau.

 

Source : 20minutes.fr