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Comment gère-t-on un cimetière : un exemple concret en Seine-et-Marne

publié le 28-11-2018 | Zoom sur ...

Focus sur ce mode d'administration d'espace public, souvent méconnu du grand public.

Le temps passe et les cimetières évoluent. Mais comment étaient-ils gérés autrefois ?

Au Moyen-Âge, les cimetières se trouvaient comme partout en ce temps-là, autour de l’église du village. Les tombes pouvaient demeurer à perpétuité et la loi stipulait qu’on ne pouvait pas les relever, sauf si elles représentaient un danger certain compte tenu de leur vétusté.

Mais avec le temps, les cimetières autour des églises sont devenus trop petits et ont donc dus être déplacés dans certains villages, alors que d'autres en ont créés de nouveaux.

« Depuis 1980 les concessions sont devenues limitées dans leur durée, qui est comprise entre cinq, dix, trente ou cinquante ans », précise un élu de la commune de Seine-et-Marne, responsable du cimetière, qui poursuit : « Depuis longtemps on procède à des inhumations. À mon sens, les crémations qui commencent à s’accentuer peuvent expliquer une certaine réticence du fait de ne plus être mis en terre traditionnellement mais dans une sépulture aérienne. »

À la fin des années 1990 l’adjointe au maire a fait construire le premier columbarium pour accueillir les cendres des défunts. « Les cendres ne doivent pas être dispersées dans un lieu public, tel qu’un bois domanial, un cours d’eau, un jardin public, etc. En revanche, la dispersion est autorisée dans la mer ou un terrain privé. Il faut savoir qu’il est possible aussi de sceller l’urne sur un monument déjà existant et ceci sans ouvrir le caveau. »

Et si les urnes déposées au cimetière étaient rares, depuis l’année dernière une quinzaine l’ont rejoint sans compter celles qui sont remises aux familles et ne sont donc pas comptabilisées.

Peut-être que les concessions ayant une durée limitée dans le temps et les crémations qui se multiplient permettront de relever les tombes qui sont abandonnées. L'élu ajoute : « Je suis surpris de constater depuis deux ans l’hommage plus important dédié à la mémoire des anciens dans les cimetières. Les tombes sont mieux entretenues alors qu’il y a encore quelque temps on constatait un désintérêt dès la deuxième génération. »

 

Source : actu.fr