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Un choix de couleur pour une sépulture qui fait parler.

publié le 23-03-2016 | Faits divers

Une plainte a même été déposée à la gendarmerie pour violation et dégradation de sépulture.

Dans le cimetière du Muy, dans le Var, il y a une tombe pas tout à fait comme les autres : elle est rose, recouverte de photos et de peluches, peuplée de fées. Cette tombe, c'est celle de la petite Léa, décédée le 26 août dernier, alors qu'elle n'est âgée que de 3 ans.

Naissant prématurément à 6 mois et souffrant de graves troubles cardiaques, la fillette est décédée en août dernier malgré de nombreuses opérations. Sa famille fait alors appel à une société spécialisée pour qu'elle réalise une pierre tombale personnalisée.

Mais la tombe de la petite fille ne semble pas être du goût de tout le monde. Le 15 mars, sur sa page Facebook, la famille de Léa annonce que la maire du Muy a téléphoné à l'entreprise pour se plaindre du monument funéraire et que celui-ci a été vandalisé. Une version contestée par l'édile, qui explique dans un communiqué qu'elle a simplement pris contact avec l'entreprise de pompes funèbres pour 'demander des précisions d'ordre technique, notamment sur la couleur d'une tombe'.

Une pétition a été lancée le 16 mars pour soutenir la famille. Adressée au président de la République, elle demande à ce que la tombe de Léa ne soit pas enlevée ni remplacée par quelque chose de plus 'conventionnel'. Elle a déjà récolté plus de 46 000 soutiens.

Source : bienpublic.fr, nicematin.com

 

Observation du Département 'Cimetières de France' : il est important de rappeler que les familles des défunts disposent d'une quasi-totale liberté quant au choix de la sépulture sur l'emplacement concédé, dans la limite de ce que le réglement du cimetière impose. Les mesures restrictives de ce dernier, en matière de sépulture, ne peuvent être motivées qu'en cas de trouble ou risque de trouble à l'ordre public, à la sécurité et salubrité publiques ainsi qu'à la décence du site. L'esthétisme ne peut justifier une quelconque restriction. 

De manière générale, le réglement du cimetière ne peut contenir des mesures excessives, telles l'obligation d'utiliser une police de caractère pour la gravure des épitaphes ou encore l'interdiction générale et aboslue de déposer des fleurs au pied d'un columbarium. Néanmoins, l'article R.2223-8 du Code général des collectivités territoriales prévoit qu'aucune inscription ne peut être placée sur les pierres tombales ou monument sans avoir été préalablement soumise à l'approbation du maire.